Léon Algazi est né à Epuresti (Roumanie) en 1890. Il étudie la musique à Vienne puis à Paris. De ses études avec le musicologue Abraham Zvi Idelsohn, il acquiert un vif intérêt pour le folklore juif et la tradition. Diplômé de l’Ecole Rabbinique de Paris, il enseigne le chant hébraïque à la Schola Cantorum (1936-40) et à l’École israélite de pédagogie et de liturgie où il est directeur des études musicales.
A partir de 1929, il présente à la radio française un programme hebdomadaire de musiques juives. En1936-37, il dirige la musique des temples israélites consistoriaux de Paris et devient chef d’orchestre à la Synagogue de la rue de la Victoire. En 1961, il est élu directeur de la musique des temples consistoriaux de Paris.
Travailleur infatigable, chef d’orchestre, compositeur et collecteur, Léon Algazi a contribué à établir la collection de musiques juives "Mizmor" aux Edition Salabert (Paris). Parmi ses nombreuses compositions aux caractères liturgique ou folklorique, on peut retenir le Service sacré [1] (New York, 1954), des suites orchestrales, des psaumes, des harmonisations de chants traditionnels, et de manière plus anecdotique de la musique pour le cinéma ou le théâtre. Homme d’une grande rigueur, Algazi a publié une collection de Chants séphardis (Londres, 1958) et a aussi écrit des essais sur la musique juive dans plusieurs publications scientifiques.